Posted 12 avril 2018 in Blog, Espace.

Des chercheurs de différents pays ont découvert que la thérapie génique pourrait aider les astronautes à survivre au danger des niveaux élevés de radiations dans l’espace et même à parvenir sur Mars sans subir la dangereuse exposition à laquelle devraient les soumettre trois années de voyage dans l’espace.

Lorsqu’ils quittent le champ magnétique terrestre, les astronautes sont exposés à des doses massives de radiations. On estime qu’un aller-retour vers Mars exposerait ainsi les astronautes à des doses de radiations de 600 mSv, soit près du maximum de 800-1200 mSv fixé par la NASA pour toute une vie. Même si nous étions finalement capables d’aller sur Mars, nous ferions aussi nos premiers pas dans un environnement rude et dangereux.

Selon le Space Radiation Health Project de la NASA, l’exposition aux radiations augmente aussi le risque pour les astronautes de subir différents cancers, des mutations génétiques et des dégâts au système nerveux. Des chercheurs et scientifiques de différents pays ont peut-être trouvé la clé qui permettrait aux astronautes de survivre à une exposition à des doses élevées de radiations lors d’une mission dans l’espace profond.

La revue Oncotarget a ainsi publié cette année un article présentant la thérapie génique comme une solution possible pour permettre aux humains de survivre aux radiations spatiales.Selon les auteurs de cet article scientifique, l’intelligence artificielle peut aider à identifier les cellules du corps qui sont plus résistantes aux radiations, ce qui permettrait de les renforcer par thérapie génique.

Le Dr. David Sinclair, professeur à l’École de Médecine de l’Université de Nouvelle-Galles du Sud (UNSW) à Sydney et professeur au Département de génétique de la faculté de médecine de Harvard à Boston, a collaboré l’an dernier à une étude qui pourrait aboutir au développement d’un médicament améliorant la capacité de l’ADN à s’autoréparer et permettrait par le fait même d’inverser le vieillissement. Dans un entretien accordé au The Guardianil a rappelé qu’il était démontré que certaines espèces, dont les tardigrades, sont résistantes aux radiations. L’introduction de gènes protecteurs issus d’autres espèces offre la possibilité d’améliorer la réparation de l’ADN et donc d’éviter  les dommages génétiques. « Avec le Jet Propulsion Laboratory de la NASA, nous nous efforçons actuellement de trouver de nouveaux gènes qui protègent l’ADN et introduisons de nouveaux gènes, tels que le Dsup ».

Selon The Guardian, une étude publiée en 2016 a montré que des cellules humaines additionnées de gènes de tardigrade pouvaient réduire les dégâts des rayons X d’environ 40 %. Le Dr Sinclair et ses collègues ont déjà débuté des essais sur l’homme afin de déterminer si un précurseur d’ADN est en mesure de prévenir les dommages génétiques dus à une exposition aux radiations.