Copernicus Sentinel-5P publie ses premières données sur la pollution de l’air

La mission Copernicus Sentinel-5P vient de livrer ses premières données sur les polluants aériens. Les premières images de l’ozone prises par le satellite montrent que le trou dans la couche d’ozone est en train de se refermer au-dessus du Pôle Sud.

Lancé le 13 octobre 2017, Sentinel-5P est le premier satellite Copernicus dédié à la surveillance de notre atmosphère. Grâce à son instrument Tropomi, le spectromètre d’imagerie multispectrale le plus sophistiqué à ce jour, Sentinel-5P peut zoomer jusqu’à la surface de la Terre et fournir des données sur l’atmosphère avec un niveau de détail et de précision jamais atteint. D’une résolution pouvant atteindre 7 x 3,5 km, le Tropomi peut même détecter la pollution de l’air au-dessus de villes individuelles.

Grâce à ses mesures du dioxyde d’azote au-dessus de l’Europe, de l’Afrique, du Moyen-Orient et de l’Inde, les premières données livrées par le satellite mettent en évidence la pollution de l’air émise par les grandes villes et les routes maritimes. Ces nouvelles données montrent aussi le transport de monoxyde de carbone de l’Inde vers la Chine.

Par ailleurs, les premières données sur l’ozone de Copernicus Sentinel-5P montrent la fermeture du trou dans la couche d’ozone au-dessus du Pôle Sud en novembre 2017. Avec une largeur de fauchée de 2600 km, le spectromètre Tropomi de Sentinel-5P cartographie chaque jour l’ozone mondial. La mission contribue au Service Copernicus de Surveillance de l’Atmosphère, qui vise à soutenir les politiques publiques liées à la surveillance de l’ozone et à la santé publique.

Sentinel-5P

Ayant achevé sa phase de mise en service, Copernicus Sentinel-5P peut désormais mettre ses données gratuitement à la disposition de tous. Des décideurs politiques aux scientifiques en passant par les agences environnementales, tout le monde peut accéder à des données qui, in fine, aideront à mieux prévoir et à atténuer les problèmes de qualité de l’air.

Claus Zehner, directeur de mission Sentinel-5P à l’Agence spatiale européenne (ESA), a affirmé : « On entend souvent citer le changement climatique et l'appauvrissement de la couche d'ozone comme raisons pour surveiller l’atmosphère. Mais la qualité de l’air aussi est un énorme problème mondial. Elle affecte la santé des gens, l’agriculture et l’économie en général. »

 

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