Première démonstration de DFMS à Karamoja (Ouganda)

En mai dernier, les groupes agricoles locaux, délégués commerciaux et représentants du gouvernement de la région de Karamoja en Ouganda ont pu assister à une première démonstration de la plateforme DFMS (Drought and Flood Mitigation Service - service de mitigation des sécheresses et inondations).

La plateforme DFMS vise à offrir un accès élargi à des prévisions de sécheresses et d’inondations en Ouganda, établies à partir de modèles hydrologiques de haute précision, de l’analyse détaillée d’observations terrestres par satellite, et de données climatiques collectées sur le terrain. Pour ce faire, un consortium d’entreprises du Royaume-Uni est en train d’élaborer un service web permettant d’accéder à ces données, tant actuelles qu’historiques, qui offrent un haut niveau de détail et d’information aux intervenants locaux dans les districts du pays.

En mai, les groupes agricoles locaux, les délégués commerciaux et les représentants du gouvernement ont pu avoir un premier aperçu de cette plateforme. L’équipe de DFMS s’est déplacée à Karamoja pour montrer le fonctionnement de la plateforme et observer l’interaction des utilisateurs avec elle.

Corina Tudorache, développeuse SIG au Groupe RHEA, Elma Jenkins, assistante de projet, et Matthias Magunda, représentant national, accompagnés de quelques membres du consortium (Regina Lally de Databasix, Joseph Egabu d’AgriTechTalk et Jimmy Okori de Mercy Corps), ont visité quatre districts de Karamoja.

« Nous représentons une équipe de projet de plus de 20 personnes qui avons travaillé ensemble cette dernière année pour développer DFMS ; il était donc important de faire bonne impression », confie Elma Jenkins.

Accueillie dans chaque district par les représentants locaux, l’équipe a pu constater un grand besoin d’informations, non seulement pour les prévisions météorologiques mais aussi pour améliorer l’accès aux technologies de l’agriculture et soutenir l’accès aux assurances agricoles. Au niveau national, DFMS peut être utile pour améliorer la réaction aux sécheresses et inondations à condition que DFMS soit davantage pris en charge au niveau gouvernemental, ce à quoi le Groupe RHEA œuvre en coulisses.

À son retour au Royaume-Uni, le consortium s’est mis d’accord sur une série de mesures. Celles-ci prévoient notamment de composer pour les utilisateurs finaux le matériel pédagogique qui intégrera les connaissances agricoles locales, d’ajouter un tableau de bord au site DFMS pour faciliter l’accès aux données pertinentes et d’optimiser la visualisation des prévisions météorologiques saisonnières.

Vers une amélioration de la diffusion des données d’observation terrestre en Afrique

L’amélioration de l’accès aux données météorologiques et climatiques en Afrique suscite actuellement un grand intérêt dans divers milieux, allant des organisations internationales telles que les Nations Unies, qui appellent à des données plus ouvertes, jusqu’aux groupes africains régionaux, tels que le Forum du Climat de la région de la Grande Corne de l'Afrique de l'Est, qui cherche à améliorer la diffusion des informations.

Les efforts menés par le gouvernement et les ONG locales afin de pacifier le Karamoja ont porté leurs fruits ; la région est désormais tranquille et s’ouvre au tourisme et à plus de commerce. Qui plus est, de nombreux groupes locaux peuvent se trouver renforcés avec un meilleur accès à des données localisées.

Le projet DFMS fait partie du programme de partenariat international (IPP) de l’agence spatiale du Royaume-Uni, un programme de 152 millions de livres sterling en 5 ans conçu pour financer des partenariats entre les experts spatiaux britanniques et des gouvernements et organisations dans des pays émergents et en voie de développement à travers le monde. Le Groupe RHEA dirige un consortium composé d’entreprises du Royaume-Uni, dont Environment Systems, Pixalytics, Databasix, AA International, AgriTechTalk International, HR Wallingford, le Met Office, Mercy Corps et Oxford Policy Management.. Le consortium collabore avec des partenaires internationaux, dont les ministères ougandais et Kakira Sugar Company pour assurer la réussite du projet.

LE FUTUR DE L'EXPLORATION SPATIALE