ExoMars Trace Gas Orbiter achève son aérofreinage

La sonde ExoMars Trace Gas Orbiter (TGO) a achevé sa dernière orbite d’aérofreinage autour de Mars et sera bientôt prête à chercher des traces de vie sur la Planète rouge.

ExoMars Trace Gas Orbiter a atteint la planète Mars en octobre 2016 pour étudier l’origine des traces de gaz dans l’atmosphère. À son arrivée, cependant, la sonde possèdait une orbite très elliptique suivant un cycle de 4 jours et dont l'une altitude passait de 200 à 98 000 km, ce qui ne convenait pas pour sa mission. Pour modifier cette orbite, en mars 2017, TGO a entamé une manœuvre dite d’aérofreinage, qui consiste à heurter de manière répétée la couche supérieure de l’atmosphère de Mars afin de perdre de la vitesse.

« Depuis mars 2017, nous avons mené une campagne terriblement délicate d’aérofreinage, pendant laquelle nous avons dirigé la sonde vers les volutes de la couche supérieure de l’atmosphère une fois par révolution, afin de ralentir la sonde et d’en abaisser l’orbite. », a déclaré Michel Denis, directeur de vol de l’Agence spatiale européenne (ESA). 

La campagne d’aérofreinage s’est terminée le 20 février, date à laquelle la sonde a actionné ses propulseurs pendant environ 16 minutes pour porter la distance la plus courte de la surface à environ 200 km. Cette manœuvre a mis fin à la campagne, laissant la sonde sur une orbite d’environ 1050 x 200 km. Cette orbite sera affinée au cours du mois à venir par une série de 10 manœuvres de propulseurs qui permettront de placer la sonde sur son orbite finale, à environ 400 km d’altitude, à la mi-avril.

À la recherche de traces de vie sur Mars

Une fois que l’équipe aura finalisé les tests et calibré les instruments de la sonde, TGO entamera le cœur de sa mission, qui consiste en un inventaire détaillé des gaz à l’état de traces dans l’atmosphère. Cet inventaire pourrait attester de la présence de méthane et d’autres gaz, ce qui pourraient être un signe d’activité biologique ou géologique sur Mars. Sur la Terre, la plus grande partie du méthane présent dans l’atmosphère est produite par des formes de vie. Le principal objectif de TGO sera donc d’établir si c’est également le cas sur Mars.

Une batterie de quatre instruments scientifiques procéderont à des mesures complémentaires de l’atmosphère, de la surface et du sous-sol. La caméra de TGO aidera à déceler à la surface des caractéristiques susceptibles d’être liées à des sources de gaz à l’état de traces, comme des volcans. Enfin, la sonde cherchera également de la glace d’eau cachée juste sous la surface et qui, avec les sources de gaz à l’état de traces, pourrait orienter le choix de sites d’atterrissage pour des missions futures.

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