Écrasement d'avion à Fond-du-Lac : l'appareil n'avait pas été dégivré avant son décollage

Selon le Bureau de la sécurité des transports du Canada (BST), l’avion de la West Wind Aviation qui s’est écrasé à Fond-Du-Lac (Canada) en décembre 2017 n’avait pas été dégivré avant le décollage. L’équipage a actionné les systèmes embarqués d’antigivrage et de dégivrage, mais il restait des plaques de givre sur certaines parties de l’appareil lorsque les systèmes ont été coupés.

L’appareil ATR 42-320 exploité par West Wind Aviation et qui transportait 22 passagers et trois membres d’équipage, s’est écrasé peu après le décollage à un peu plus d’un kilomètre de la piste. Selon un rapport du BST, l’avion avait connu des conditions givrantes lors de sa descente vers Fond-Du-Lac.

L’avion de la West Wind Aviation n’a pas été dégivré après avoir embarqué ses nouveaux passagers et son chargement, et a redécollé « avec des plaques de givre sur l’appareil ». Le terminal de Fond-Du-Lac disposait pourtant de matériel de dégivrage, à savoir deux échelles, un vaporisateur à main avec une couverture électrique et une lance, ainsi qu’un réservoir de liquide de dégivrage. L’appareil n’a cependant pas été dégivré avant le décollage et présentait du givre lorsqu’il a entamé son vol.

Le rapport du BST note que l’avion n’était pas en surpoids lors du décollage et que son centre de gravité restait dans les limites prescrites. Les enquêteurs analysent maintenant le poids de l’appareil, son équilibre, les conditions météorologiques et l’état de la piste le jour de l’accident. Le BST a constaté que les pilotes étaient qualifiés pour le vol et analyse les données de l’enregistreur de conversations du cockpit.

Bien que les enquêteurs aient déterminé que le matériel de dégivrage n’avait pas été utilisé, ils n’ont pas encore annoncé quand ils publieront le rapport final sur la cause de l’écrasement, déclarant qu’« il y a souvent de nombreux facteurs pouvant contribuer à un accident ». Certaines tâches doivent encore être effectuées avant de clore l’enquête. Il s’agira notamment d’examiner pourquoi l’avion n’a pas été dégivré avant le décollage, de vérifier l’adéquation du le matériel de dégivrage et d’analyser les données sur les l’exploitation des avions dans les régions reculées du Canada.

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