Posted 29 novembre 2021 in Blog.

Les conseils des anciens militaires employés chez RHEA dans le cadre de Movember

Dans de nombreux pays, le mois de novembre porte aujourd’hui le nom de « Movember », à savoir le mois où l’on cherche à aborder les problèmes de santé et le bien-être mental pour contribuer à déstigmatiser le sujet de la santé mentale. Parmi son personnel, RHEA compte plusieurs anciens militaires, qui ont servi dans de nombreux pays. Ces collègues ayant vécu des situations particulièrement stressantes, ils nous donnent leur avis quant à la manière de gérer les problèmes de santé mentale.

Nous avons demandé à ces anciens militaires aujourd’hui employés chez RHEA ce qui les avait aidés – et ce qui pourrait aider les autres – à prendre soin de leur santé mentale :

  • Comment avez-vous géré les situations stressantes auxquelles vous avez dû faire face lorsque vous étiez dans les forces armées ?
  • Aujourd’hui, quelle est votre meilleure ressource en matière de santé mentale lorsque vous êtes aux prises avec le stress ?
  • Lorsque vous étiez dans l’armée, de quelle manière les commandants et les collègues vous venaient-ils en aide ?
  • Quel a été l’impact de la pandémie sur votre santé mentale?

Comment avez-vous géré les situations stressantes lorsque vous étiez dans les forces armées ?

« Il faut en parler. C’est plus facile à dire qu’à faire pour certains, mais comme le dit si bien le dicton, “un problème partagé est à moitié résolu”. Parler d’un problème permet de le voir à travers d’autres yeux et cette autre perspective peut être rassurante et aider à retrouver un équilibre. En réalité, le seul fait d’exprimer un stress peut être souverain. »

« Il est très important de garder son calme dans des situations stressantes, où l’on risque sa vie. Malheureusement, dans mon cas, j’estime que l’aide [de l’armée] est arrivée trop tard et qu’elle n’a été ni suffisante, ni d’assez bonne qualité. Dès lors, pour rester fort et en bonne santé, j’ai eu de conversations franches et enrichissantes avec mon épouse, qui m’a apporté une certaine sécurité psychologique. »

Aujourd’hui, quelle est votre meilleure ressource en matière de santé mentale lorsque vous êtes aux prises avec le stress ?

« Les amis et la famille, ceux qui sont à l’écoute et ne portent pas de jugement. L’une des dynamiques intéressantes du monde militaire, c’est que lorsque vous partez en mission, vous ne voyez peut-être pas votre meilleur pote pendant des années, mais votre relation reste intacte et c’est sans doute à lui que vous éprouvez le besoin de vous confier. »

« La santé physique et la santé mentale sont liées. C’est scientifiquement prouvé. Moi, je continue à me rendre à la salle de sport plusieurs fois par semaine. »

« La santé physique et l’alimentation ont leur importance, mais dans mon cas, c’est une base spirituelle solide et une philosophie personnelle qui m’ont permis de développer ma paix intérieure lorsque j’étais confronté à des situations stressantes. Il est aussi vraiment précieux de pouvoir se tourner vers une personne disposant d’une formation médicale pour se sentir écouté et valorisé par sa communauté. »

De quelle manière les commandants et les collègues vous venaient-ils en aide ?

« Cela dépendait du commandant : les bons chefs étaient de vrais leaders et faisaient vraiment preuve d’empathie. Il s’agissait de créer les bonnes conditions pour que les personnes sentent qu’elles pouvaient compter sur leur chef pour contribuer à résoudre les problèmes lorsqu’ils se posaient. Les collègues sont extrêmement importants et partagent souvent la même expérience, ce qui peut être une excellente échappatoire, en particulier lorsque c’est pris avec humour. »

« Les responsables hiérarchiques jouent un rôle crucial pour instaurer une sécurité psychologique. Les collègues ont besoin de se sentir soutenus pour exprimer leurs émotions, leurs doutes et leurs pensées. Les commandants ne reçoivent toutefois souvent pas la formation de coach mental. Dès lors, pour rester professionnel, il est extrêmement important de bénéficier du soutien de personnes externes, à qui l’on peut se confier, pour évacuer le stress et canaliser ses émotions. Personnellement, j’ai toujours encouragé mes soldats à venir me parler lorsqu’ils avaient besoin de soutien, je les ai accueillis et j’ai essayé de les guider dans la bonne direction. »

Quel a été l’impact de la pandémie sur votre santé mentale ?

« Je ne pense pas avoir été fortement touché, mais c’est probablement parce que mon seuil de tolérance est assez élevé. En revanche, je sais bien que certains sont vraiment stressés par certains aspects de la pandémie et/ou par les mesures prises pour l’endiguer. »

« La pandémie n’a pas vraiment affecté ma santé mentale. J’ai aimé pouvoir télétravailler et passer plus de temps avec ma famille. »

« Je n’ai pas été très marqué, mais je comprends pourquoi certaines personnes ont eu beaucoup plus de difficultés et d’autres en sont ressorties plus fortes. Tout dépend de vos déclencheurs et de la manière dont cette pandémie les a affectés. »

En savoir plus

Pour de plus amples informations sur Movember, y compris comment apporter ou obtenir un soutien en matière de santé mentale, consultez le site Web de Movember : movember.com.